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INDE FEDERALE ET TRICEPHALE
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TOUSSAINT AND FRIENDS OF HAITI

Bienvenue dans la Nouvelle République d'Haïti

Démocratie Fédérale par le Peuple de la Nouvelle Haïti

La Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) / Régie pour le Développement d’Haïti (RDH)

La mission de la CIRH est d’assurer la coordination et le déploiement efficaces des ressources et de répondre aux préoccupations relatives à la responsabilisation et à la transparence afin de maximiser les appuis fournis par les bailleurs de fonds internationaux. Son mandat consiste à mettre en œuvre le Plan de Développement pour Haïti soumis par le Gouvernement. Elle donne son approbation à des propositions de projets évalués en fonction de leur conformité et de leur coordination avec le Plan de développement pour Haïti, élaborer et solliciter des projets compatibles avec les priorités du Plan de développement pour Haïti et décide de la recevabilité des soumissions externes

À la fin de son mandat, les fonctions de la CIRH seront transférées à la Régie pour le Développement d’Haïti (RDH), laquelle aura pour tâche d’assurer la planification et la coordination à long terme requises pour la mise au point et la validation des stratégies de reconstruction, la préparation et l’évaluation des projets proposés aux fins de financement et de mise en œuvre, ainsi que la coordination et le suivi de l’aide globale. Les missions, les attributions ainsi que la durée du mandat de la RDH seront établies par la loi. Les attributions de la CIRH seront exercées dans le cadre de l’état d’urgence. Elle dispose, en conséquence, des pouvoirs nécessaires en vue d’exercer efficacement sa mission.

La composition de la CIRH est co-présidée par le Premier Ministre et une éminente personnalité étrangère impliquée dans l’effort de reconstruction. Ces derniers sont assistés d’un directeur exécutif chargé de la gestion quotidienne des opérations et supervisant un secrétariat.

LA RDH: REGIE POUR LE DEVELOPPEMENT D’HAÏTI


Suite au séisme de 2010, la Communauté Internationale et le Gouvernement de la République d’Haïti ont mis en place la CIRH pour la gestion conjointe et ordonnée des fonds généreusement offerts par l’Internationale à Haïti pour la reconstruction et l’apaisement social. Cette structure devait être suivie par la mise en place de la RDH par le transfert des responsabilités de gestion de la Communauté Internationale à la Société Civile qui en prendrait la relève aux côtés du Gouvernement.

1- CIRH: Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti, Moniteur #29 & #30 2010

“À la fin de son mandat, les fonctions de la CIRH seront transférées à la Régie pour le Développement d’Haïti (RDH), laquelle aura pour tâche d’assurer la planification et la coordination à long terme requises pour la mise au point et la validation des stratégies de reconstruction, la préparation et l’évaluation des projets proposés aux fins de financement et de mise en œuvre, ainsi que la coordination et le suivi de l’aide globale. Les missions, les attributions ainsi que la durée du mandat de la RDH seront établies par la loi.” (Moniteur #29 & #30 2010)

2- RDH - Régie pour le développement d’Haïti

Pour assurer la bonne gestion des fonds restants d’environ 6.91 milliards de dollars US, il est indispensable pour la Régie de fonctionner selon des principes basés sur des paramètres probants de réussite. D’ou la nécessité de bien analyser les enjeux, les besoins, les ressources, l’administration générale de la reconstruction d’Haïti qui tarde encore à se matérialiser. Il est urgent d’agir pour bénéficier des fonds alloués jusqu’en 2020 par la Communauté Internationale en vu d’atteindre en 2030 les objectifs de développement durable de la Nation.

3- IDC - L’Intercontinental Development Corporation of Haiti, S.A.

3.1- Afin de rendre possible la matérialisation de ce grand projet RDH avant la date butoir de fin avril 2020, un groupe de citoyens réunis sous le label “Intercontinental Development corporation of Haïti, S.A” (IDC) s’est investi dans les travaux préliminaires du projet en vu d’encourager et accélérer la mise en route du projet RDH. Toute une documentation sur l’administration et les infrastructures nécessaires au développement d’Haïti devraient être prises en compte le plus vite possible par l’État, l’ensemble des citoyens et les représentants de la Communauté Internationale afin de mettre définitivement Haiti sur la voie de la relance économique et sociale durable.

La convention commerciale avec l'Angleterre et les États-Unis

Janvier : André Rigaud refuse de reconnaitre l’autorité de Louverture, en invoquant les déclarations de trahison par Hédouville.

24 janvier, Roume organise une conciliation avec l’aide de Beauvais.

Février, révolte de Corail (près de Jérémie) fomentée par des colons royalistes. Rigaud la réduit, fait déporter un grand nombre de royalistes, séquestre les propriétés des émigrés. 

Mars : André Rigaud refuse d’appliquer l’ordre de Louverture de faire suivre la messe aux troupes. Il accuse Louverture de bafouer la liberté de croire et de choisir sa religion. 

Avril 1799 : Louverture reproche à Rigaud son insubordination et le soupçonne d'être manipulé par les exilés français.  

Avril 1799 : le docteur Andrew Stevens, proche de Louverture, est nommé officiellement consul général des États-Unis dans l'île. 

13 juin 1799 : convention commerciale tripartite de 1799, avec l'Angleterre et les États-Unis, composée de huit articles et deux annexes, signée à Saint-Domingue, qui change la donne économique mondiale, car Saint-Domingue produit la moitié du café et du coton mondial et le tiers du sucre. 

18 juin, Rigaud envoie Faubert s’installer à Petit Goâve qu’il estime faire partie du département du Sud. Début de la "guerre du Sud".  Juin : Roume dénonce la prise de Petit Goâve et soutient Louverture. Toussaint Louverture fait la guerre à André Rigaud, Alexandre Pétion et Jean Pierre Boyer à l’occasion d’un litige frontalier pour conquérir le Sud. 

Juin 1799: Dessalines entre avec ses troupes au Port Républicain pour Louverture. Dessalines est à Léogane où 20 000 hommes sont assemblés. 

Octobre, Roume confirme le général Dessalines commandant en chef de l’armée de l’Ouest et le général Moyse commandant en chef de l’armée du Nord. Avec des troupes très supérieures en nombre Toussaint Louverture gagne la guerre, il repousse Rigaud aux Cayes et négocie son départ vers la métropole.  Fin de l'année, André Rigaud, Alexandre Pétion et Jean Pierre Boyer partent pour la métropole, ils ne reviendront qu'avec l'expédition de Saint-Domingue le 29 janvier 1802. Saint-Domingue sous l'autorité de Toussaint Louverture

Bonaparte confirme Louverture dans sa fonction de général en chef de la colonie. Mais Louverture développe une politique autonome en collaboration avec les planteurs. Il s'agit notamment de la tentative de reprise du contrôle de l'Est de l'Île à l'administration espagnole. Ces tentatives s'opposent frontalement à la politique de Bonaparte qui ne souhaite pas un nouveau front avec l'Espagne. Il s'agit aussi de la rédaction d'une constitution locale qui reconnait Louverture comme gouverneur à vie et garantit la transmissibilité de la fonction. Bonaparte ressent un sentiment de trahison de sa confiance. Cette situation est exploitée par le groupe de pression des planteurs coloniaux hostiles à la fin de la discrimination raciale.

Louverture s'affirme comme le chef d'une entité autonome, si ce n'est indépendante. Il a une politique d'union raciale dans la colonie. En particulier il accepte une forme de conversion de l'esclavage en travail forcé pour se concilier les planteurs libéraux. Mais il s'oppose aux représentants locaux de l'État (le consulat).

1799 : 1800 : tentative de reprise du contrôle de l'Est de l'Île

27 avril, arrêté de Roume sommant les Espagnols de rendre l'administration de la partie Est de l'île (agence du gouvernement national français à Saint-Domingue). Juin, Bonaparte confirme Louverture dans sa fonction de général en chef de la colonie. 1er août, prise des Cayes par les troupes de Louverture, ce qui marque la fin de la guerre du Sud.

12 octobre, publication par Toussaint Louverture d'un "Règlement sur les cultures" qui est une réintroduction du travail forcé des noirs sur les habitations afin d'assurer le redémarrage de l'économie de la colonie.

26 novembre, Toussaint Louverture demande (lettre) au général de brigade Moyse l'arrestation de Roume, qui vient de révoquer son arrêté du 27 avril, et son expulsion vers la France.

9 décembre, Toussaint Louverture demande (lettre) au gouverneur espagnol Don Joachim Garcia de lui remettre l'administration de la partie Est de l'île. Décembre, Kerversau et Chanlatte, délégué de l’agence, essayent d’empêcher les projets de Louverture sur l'ex-partie espagnole.

1801 : tentative de constitution de Saint-Domingue

4 janvier, le général Moyse, agissant pour Toussaint Louverture, occupe la partie Est de l'île (San Juan de Maguana – Cul de sac).

27 janvier, Toussaint Louverture entre à Santo Dominguo à la tête de ses troupes. Le même jour, le général Antoine Chanlatte lui remet le contre-ordre d’intervention de l’agence du gouvernement national français à Saint-Domingue.

22 février, l'administrateur espagnol Don Joachim Garcia est contraint au départ. 9 mai, l’assemblée centrale de Saint-Domingue adopte une constitution de la colonie de Saint-Domingue, proposée par Louverture ; la colonie devient autonome mais reste française ; Louverture est nommé gouverneur à vie et peut désigner son successeur ; il est confirmé que l'esclavage est aboli, mais la traite des noirs est maintenue.

14 mai, Louverture prend un arrêté protégeant les propriétés des émigrés (conservation des revenus …)

6 juillet, Louverture divise Saint-Domingue en 6 départements.

12 juillet, la Constitution de la colonie est signée et promulguée par Louverture.

16 juillet, Louverture transmet la nouvelle constitution à Bonaparte.

7 octobre : lettre de Bonaparte au Ministre de la guerre Berthier détaillant l’organisation des troupes coloniales pour l’expédition de Saint-Domingue et celle de Guadeloupe Octobre, révolte de noirs dans les campagnes contre Louverture et le travail forcé.

29 octobre, arrêté de Bonaparte annulant la prise de possession de la partie espagnole et nommant Leclerc capitaine général de la partie anciennement espagnole.

8 novembre, lettre de Bonaparte aux habitants de Saint-Domingue, leur garantissant la liberté et le maintien de l'abolition de l'esclavage : « Quelles que soient votre origine et votre couleur, vous êtes Français, vous êtes tous égaux devant Dieu et devant la République… ».

19 novembre, Bonaparte confie la flotte pour l'expédition de Saint-Domingue à l'amiral Villaret-Joyeuse.

25 novembre, Louverture fait exécuter le général de division Moyse, qui serait son neveu par adoption, à la suite d'un soulèvement qui a fait 200 morts blancs dans le Nord.

1802 : l'expédition française de Saint-Domingue

Article détaillé : Expédition de Saint-Domingue. Trois ans après son arrivée au pouvoir, le jeune consul Bonaparte lève un corps expéditionnaire de 35 000 hommes pour restaurer l'autorité de l'État à Saint-Domingue. Cette opération devait être suivie d'une expédition en Louisiane, devenue colonie espagnole. 

29 janvier, arrivée de l'expédition de Saint-Domingue avec André Rigaud, Alexandre Pétion et Jean Pierre Boyer. Elle est commandée par Leclerc assisté de Rochambeau. Janvier, le général Laplume se soumet, il n'y a pas de combats dans le sud de l'île.

5 février, l'amiral Villaret de Joyeuse attaque le Cap qui ne veut pas se rendre à son autorité. Massacres inter-raciaux.

6 février, Rochambeau s’empare de Fort Dauphin.

21 février, Paul Louverture, le frère de Toussaint, qui commande la partie Est de l'île se soumet, il conserve son grade.

23 février, reprise des Gonaïves. Massacres inter-raciaux.

3 mars 1802, la division Boudet enlève Trianon, Mirebalais, trouve 1100 cadavres blancs à Vérettes. Mars, combats du fort de la Crête-à-Pierrot où s'illustre le mulâtre Lamartinière du côté des insurgés. Il rompt le siège. Les généraux noirs Jean-Jacques Dessalines et Henri Christophe se soumettent, ils conservent leur grade.

17 mars, Leclerc propose la paix à Louverture, qui, isolé, se sent contraint de l'accepter. 

26 mars, signature du traité d’Amiens entre la France et le Royaume-Uni qui notamment restitue la Martinique, où l'esclavage n'a jamais été aboli, à la France.

7 mai, accords de paix avec Louverture comportant un engagement sur le non-rétablissement de l'esclavage.

20 mai, promulgation de la loi du 20 mai 1802 maintenant l'esclavage dans les territoires restitués à la France par la paix d'Amiens, ce qui ne concerne pas Saint-Domingue, ni la Guadeloupe. Mai, Bonaparte recommande à Leclerc l'envoi en France de tous les généraux de couleur, avec maintien de grade. Estimant que sur le terrain les généraux noirs lui sont fidèles, Leclerc n'exécute pas cet ordre. Des tentatives de Louverture de rallumer l'insurrection sont éventées.

7 juin, mise aux arrêts du général de division Louverture. Il est mis en route vers la France, accompagné de son serviteur, de son épouse et de certains membres de sa famille.

11 juin, Leclerc fait un rapport à Bonaparte, se référant à un rapport de Jean-Jacques Dessalines faisant état des complots de Louverture. André Rigaud, Pétion et Boyer soutiennent ce rapport.

2 juillet, Arrêté consulaire "portant défense aux noirs, mulâtres et autres gens de couleur, d'entrer sans autorisation sur le territoire continental de la France". Cet arrêté est pris dans le contexte immédiat de demande d'envoyer en France les principaux officiers généraux noirs de Saint-Domingue (Louverture, Dessalines, Christophe)

9 juillet, à bord du Héros, le général de division Louverture et les siens arrivent à Brest. Il apprend qu'il est rayé de la liste des officiers généraux de l'Armée française.

16 juillet, Arrêté consulaire rétablissant l'esclavage en Guadeloupe et ses dépendances. Cet arrêté n'apparaît pas dans le Bulletin des lois, mais comme minute manuscrite de la main du Premier Consul. Il est compréhensible, du point de vue légal, en application de l'article 4 la loi du 20 mai 1802 : "Nonobstant toutes les lois antérieures, le régime des colonies est soumis, pendant dix ans, aux règlements qui seront faits par le Premier consul"[28]

17 juillet, le général Richepance rétablit par un arrêté local une forme déguisée du Code noir et de l'esclavage à la Guadeloupe. Notamment il retire la nationalité française aux non-blancs.

23 juillet, arrêté des consuls ordonnant le transfert de l'ex-général Louverture et son internement au fort de Joux dans le Jura. Sa famille est assignée à résidence à Agen.

24 juillet, Leclerc envoie à l'amiral Decrés une lettre lui enjoignant de renoncer à toute idée de rétablir l'esclavage à Saint-Domingue.

Août, l'épidémie de fièvre jaune, qui fut la cause du décès des deux tiers des hommes du corps expéditionnaire, fait rage; Leclerc décide du désarmement des hommes de couleur. Exécution de femmes d'officiers de la 7e demi-brigade dont Belair est général ; meurtre de l'officier mulâtre Lamartinière. À la suite de dénonciations calomnieuses Leclerc renvoie André Rigaud en métropole.

5 août, le général Belair se révolte ; il est traqué par Dessalines pour le compte de Leclerc.

25 août, Louverture arrive au fort de Joux où il est incarcéré. 13 septembre, à la suite de Belair, les généraux mulâtres (Pétion, Boyer, Clairvaux…) entrent en insurrection.

4 octobre, le général Belair, arrêté par Dessalines, est condamné à mort par un tribunal présidé par Clairvaux et composé d'autres officiers noirs. Il est exécuté avec sa femme qui, ne voulant pas se laisser décapiter, sera fusillée.

Octobre, 1200 Noirs sont noyés sur les ordres de Rochambeau. Au terme de la conférence secrète de l'Arcahaie, Dessalines rallie l'insurrection.

2 novembre, Leclerc meurt de maladie à l'île de la Tortue. 15 novembre, Rochambeau succède à Leclerc ; l'effectif du corps expéditionnaires aux abois ayant fondu, il se fait remarquer par sa brutalité, voire sa cruauté. Il a par exemple fait torturer le général noir Maurepas et le fait exécuter avec sa famille et ses proches. Cet acte fut la cause de la défection de la quasi-totalité des troupes de couleur encore fidèles à la France.

1803 : la mort de Toussaint Louverture et l'abandon de la Louisiane

Avril, Bonaparte sentit sa position s’affaiblir considérablement à Saint-Domingue. Alors, il s’exclamera : « À quoi me sert de conserver la Louisiane si je ne peux garder Saint-Domingue ».

7 avril, Louverture meurt de maladie au fort de Joux, sans que ses demandes adressées au Premier consul n'aient reçu de réponse.

19 novembre, Dessalines gagne la bataille du fort Vertières aux portes du Cap Français contre les derniers survivants du corps expéditionnaire. Les dernières troupes françaises submergées capitulent et quittent la colonie, laissant derrière eux les colons blancs qui n'ont pas fui.

20 décembre, vente de la Louisiane aux États-Unis par Napoléon contre 80 millions de francs. Le gouvernement de Dessalines puis de Christophe

1804 - 1805 : proclamation d'indépendance et constitution

Incendie de la Plaine du Cap: massacre des Blancs par les Noirs Article détaillé : Premier Empire d'Haïti. 1er janvier 1804, l'indépendance est proclamée par Dessalines aux Gonaïves[29]. La colonie française de Saint-Domingue devient Haïti, république noire et indépendante. Mais cette indépendance n'est reconnue ni par la France, ni par les États-Unis. La quasi-totalité des grandes nations, sauf les États-Unis qui maintiennent leur refus, attendront la reconnaissance par la France.

Février-avril 1804, revenant sur sa promesse, Dessalines fait massacrer les derniers Français encore présents dans l'ancienne colonie.

6 octobre 1804, Dessalines est proclamé empereur sous le nom de Jacques 1er ; Haïti devient un empire.

20 mai 1805, la première constitution impériale d'Haïti est signée par Dessalines. Au sortir de la guerre d'indépendance, qui dans le contexte de l'esclavage et de son héritage social et économique, a été une quasi guerre raciale, cette constitution qui s'inspire de la constitution française comporte des dispositions discriminatoires envers les blancs: Article 12 "Aucun blanc, quelle que soit sa nation, ne mettra le pied sur ce territoire à titre de maître ou de propriétaire, et ne pourra à l'avenir acquérir aucune propriété", Article 13 "L'article précédent ne pourra produire aucun effet tant à l'égard des femmes blanches qui sont naturalisées haïtiennes par le gouvernement que des enfants nés ou à naître d'elles. Sont compris dans les dispositions du présent article, les Allemands et les Polonais naturalisés par le gouvernement.", Article 14 "Toute acception de couleur parmi les enfants d'une seule et même famille dont le chef de l'État est le père, devant nécessairement cesser, les Haïtiens ne seront désormais connus que sous le nom générique de noirs", et Article 12 des dispositions générales "Toute propriété qui aura ci-devant appartenu à un blanc français est incontestablement et de droit confisquée au profit de l'État."

1806 : exode vers la Louisiane et Cuba

Achetée à la France en 1803, la Louisiane voit arriver en 1806 et 1809 plus de 10 000 Créoles de Saint-Domingue, selon Carl A. Brasseaux, historien et directeur du Centre d'études louisianaises[31] de Lafayette. Ils font doubler en quelques années la population française de La Nouvelle-Orléans. Cette population instruite et active y développe de nombreuses activités comme les infrastructures portuaires qui permettent une Conquête de l'Ouest par la voie puissante du fleuve Mississippi.

La communauté des réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique est soudée par leurs tribulations : plusieurs milliers ont fui ou ont péri dans l'insurrection de Saint-Domingue ; beaucoup se sont réfugiés dans l'Est de Cuba avec leurs esclaves et ont repris la production des denrées coloniales. Cuba a ainsi importé autant d'esclaves qu'en deux siècles.

17 octobre 1806 : L'empereur Dessalines est assassiné dans le cadre d'une conspiration réunissant les anciens généraux Pétion et Christophe. Sécession de la partie sud et de la partie nord d'Haïti. Pétion, un mulâtre, devient président d'une république du Sud. Christophe, homme noir, deviendra ultérieurement roi d'un royaume du Nord.

1808 - 1809 : Histoire de la République dominicaine ,la Louisiane et retour de la partie Est à l'Espagne

Les Français qui restaient dans la partie orientale de l'île sont battus par les habitants hispanico-créoles, sous le commandement de Juan Sánchez Ramírez, à la bataille de Palo Hincado le 7 novembre 1808. La capitulation française a lieu à Santo-Domingo le 9 juillet 1809. Le pays se replace alors volontairement sous l'autorité de l'Espagne; mais depuis le 24 mai 1808, la Guerre d'indépendance espagnole contre la France a commencé.

En novembre 1808 Napoléon entre en Espagne à la tête de 80 000 soldats. Les colons français sont chassés de Cuba et les terres qu'ils avaient mises en valeur sont reprises par les Espagnols. La Louisiane, qui n'est pas encore un État des États-Unis d'Amérique, accueille une grande partie de ces réfugiés. Certains sont des officiers français qui ont prêté main-forte à George Washington, comme eux planteur et officier, lors de la guerre d'indépendance américaine.

L'indemnité d’indépendance de 1825

Les Réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique. Le 17 avril 1825, sous la restauration, une ordonnance du roi Charles X reconnait l'indépendance contre une « indemnité d'indépendance ». Le 3 juillet suivant, une escadre de 14 navires de guerre se présente devant Port-au-Prince et l'émissaire du roi, le capitaine de vaisseau de Mackau se rend à terre pour informer le président Boyer de la décision du gouvernement français et le sommer, sous peine d'une déclaration de guerre et du blocus de tous les ports haïtiens, d'accepter les conditions de l'ordonnance qui outre le paiement d'une indemnité de 150 millions de francs aux anciens colons comprend l'octroi de privilèges douaniers exclusifs au commerce français.

Boyer vit là l'occasion de faire accéder enfin son pays à la reconnaissance internationale accepta l'ultimatum, ce qui lui fut vivement et longtemps reproché par la suite. L'indemnité, d'un montant initial de 150 millions de francs, sera réduite à 90 millions en 1838, soit approximativement le prix de la vente de la Louisiane aux Américains. Les autorités haïtiennes finissent de payer en 1886, soit au bout de 61 ans. Cette somme était destinée à dédommager les colons français pour leurs propriétés perdues. Mais seuls 11 000 des personnes indemnisées sur 25 000 sont d'anciens colons. Les autres sont des héritiers auxquels les banques françaises demandent le remboursement des prêts consentis à leurs parents pour l'achat de terres et d'esclaves [34]. Ce sont finalement les banques les principales bénéficiaires.

Il est estimé que c'est la charge très lourde de cette dette qui a conduit, en 1910, à l'achat d'une part importante de la Banque de la République d'Haïti par la banque américaine National City. Une opération qui est un prélude à l'occupation américaine de 1915 à 1934. C'est en effet une plainte de non remboursement de dettes des banques américaines qui a formellement déclenché l'opération.

Il est à noter que les États-Unis ont pris prétexte de l'accord haïtien sur le paiement de l'indemnité pour maintenir leur refus de reconnaissance de l'État d'Haïti[36]. Une position qui est en relation avec le préjugé racial contre les noirs à l'époque, et la nouvelle doctrine Monroe. C'est seulement en 1862 que les États-Unis reconnaitront Haïti. Cette décision sous la présidence d'Abraham Lincoln coïncide avec sa Proclamation d'émancipation qui met fin à l'esclavage aux États-Unis.

Le 7 avril 2003, conjointement avec des manifestations de rue du mouvement Lavalas qui scandent « Restitisyon », le président Aristide demande la restitution par la France de l'indemnité d'indépendance. Il estime son montant actualisé à environ 20 milliards d'euros. Le 2 juin 2003 le président Jacques Chirac répond « j’ai la plus grande sympathie pour le pays et pour sa population. Et, nous avons de surcroît, une coopération importante et nous apportons à Haïti une aide non négligeable. Avant d'évoquer des contentieux de cette nature, je ne saurais trop conseiller aux autorités haïtiennes d'être très vigilantes sur, je dirais, la nature criminelle et anti-démocratique de leurs actions et de leur régime »[37]. À la suite du départ d'Aristide en février 2004, le nouveau premier ministre, Gérard Latortue, déclare abandonner cette requête.